A partir de cette date, les casques bleus de l'ONU seront mutés vers des "postes d'observation" comme le prévoit le règlement de paix. L'accord signé le 4 mars à Ouagadougou au Burkina Faso implique une évacuation des troupes internationales de la zone-tampon de 20km de large, où les soldats de l'ONU sont déployés en nombre.
Après la tentative de coup d'Etat qui avait déclenché un bref conflit armé en 2002, la Côte d'Ivoire a été divisée en deux parties, séparées par cette "Zone de confiance".
Pendant quatre ans, le sud a été contrôlé par le gouvernement et le nord tenu par les Forces nouvelles dirigées par Guillaume Soro, jusqu'à la conclusion le 4 mars de l'accord de paix qui a ouvert la voie à la désignation du chef rebelle au poste de Premier ministre d'un nouveau gouvernement d'union.
Des représentants de l'armée française avaient annoncé en mars que 500 des 3.500 soldats français opérant en Côte d'Ivoire dans le cadre d'un mandat de l'ONU allaient prochainement entamer leur retrait.
"La responsabilité du maintien de l'ordre public dans la Zone de confiance va être transférée aux forces de sécurité (gouvernementales) de Côte d'Ivoire" et aux forces armées des Forces nouvelles (ex-rebelles)", a déclaré le général Amoussou.
Bien que de nombreux accords de paix soient restés lettre morte, les Ivoiriens ont bon espoir que le dernier règlement ouvre cette fois la voie à une paix et à une stabilité durables.