Dans une jugement écrit de 45 pages, la juge Hélène Langlois condamne Via Rail à verser à M. Pelletier 235 161,47 $ plus les intérêts à compter du 1er septembre 2006 en salaire perdu, et le gouvernement fédéral à lui verser 100 000 $ plus les intérêts en compensation pour les dommages moraux subis et atteinte à sa réputation.
La juge Langlois a statué que M. Pelletier, maintenant âgé de 72 ans, avait droit à ce dédommagement pour la façon dont Via Rail l'avait traité lors de son renvoi en 2004, pour des commentaires qu'il a faits au sujet de la médaillée olympique Myriam Bédard.
Elle a ajouté que la conduite du gouvernement envers M. Pelletier manquait complètement de considération et que la situation avait été très difficile à vivre pour sa famille et lui.
Mme Langlois précise que l'attitude envers M. Pelletier avait changé, que le respect n'y était plus. Elle précise que les gens changeaient de trottoir en le croisant ou l'injuriaient.
M. Pelletier avait été congédié une première fois en janvier 2004 après qu'il eut traité Bédard de mère monoparentale qui faisait pitié après les propos qu'elle avait tenus à propos de Via Rail et du scandale des commandites.
Un tribunal avait ordonné qu'on le réintègre, mais il avait été congédié une seconde fois en décembre 2005.
Jean Pelletier, ancien chef de cabinet du premier ministre Jean Chrétien, avait initialement poursuivi Via Rail pour près de 690 000 $ en pertes financières et le gouvernement fédéral pour 3,3 millions $ en dommages moraux.
Via Rail a émis un communiqué en après-midi, disant que la société de la Couronne "prendra le temps nécessaire pour étudier le jugement et n'émettra aucun commentaire pour le moment".