Dunlop est cet ancien policier de Cornwall par qui toute l'affaire est née grâce à son enquête parallèle, menée dans les années 90. Cette enquête avait révélé l'existence d'un cercle d'initiés commettant des agressions sexuelles de façon répétée au cours des décennies précédentes.
L'enquête, dont la facture s'élève déjà à 23 millions $ et dont un autre témoin affirme maintenant avoir menti à Dunlop quand il lui a dit avoir vu ces initiés en action, a débuté son premier jour d'audiences lundi en appelant l'ancien officier de police à la barre.
Il n'y s'est jamais présenté. Dunlop dit n'avoir aucun regret, qu'il ne croit plus en cette enquête et en la justice canadienne. Perry Dunlop, trouvé coupable d'outrage au tribunal l'automne dernier pour avoir refusé de témoigner, se dit maintenant prêt à aller en prison.
"Si de se tenir debout pour ce que l'on croit être juste et se tenir debout pour les enfants canadiens signifie que l'on doive aller en prison, alors je suis prêt à y aller", a déclaré Dunlop de sa résidence de Duncan, en Colombie-Britannique.
Jamie Maroslais, une victime d'agression sexuelle qui assistait à l'enquête, ne savait trop que penser de l'absence de Dunlop, lundi.
"Toute cette situation est bien déplorable", a déclaré M. Marsolais, ajoutant qu'il ne désirait pas que la cour soit trop sévère à l'endroit de Dunlop. "Je comprends le point de vue de l'enquête et son mandat de se rendre au fond des chose, mais je respecte la décision (de Dunlop), car il a passé de durs moments au cours des dernières années."
Dunlop a déclaré qu'il livrerait son point de vue, mais pas au cours de cette enquête. Il a parlé de la possibilité d'écrire un livre ou de faire une tournée de conférences.