Tremblay, 70 ans, curé de cette paroisse de la Montérégie depuis 1981, a été arrêté le 10 décembre dernier et doit faire face à huit chefs d'accusation.
Il a passé le temps des fêtes en prison étant donné qu'un juge de la Cour du Québec, Robert Lafontaine, avait refusé de lui accorder une liberté provisoire le 14 décembre dernier.
Tremblay en appelait jeudi matin dans le cadre d'une révision en cautionnement, entendue par le juge Marc David de la Cour supérieure.
Le juge David est arrivé à la conclusion que le juge de première instance n'a pas commis d'erreur en droit. Toutefois, il pense qu'il s'est trompé quant à l'analyse des faits, croyant que son confrère avait surévalué la preuve en première instance. Il en a conclu que le public bien informé ne serait pas choqué de voir le curé Tremblay être libéré en attendant l'audition de son procès.
Selon les accusations portées contre lui, il aurait abusé d'un handicapé intellectuel durant près de 40 ans, entre 1968 et 2007.
La présumée victime est aujourd'hui âgée de 56 ans.
Le retour en cour du curé Tremblay a été fixée au 28 février pour la suite des procédures.
Il devra demeurer dans une raison de retraités à Châteauguay et ne pouvoir communiquer avec la présumée victime.
L'évêché de Salaberry-de-Valleyfield a indiqué qu'il était suspendu durant la durée des procédures.