Damas n'a pas été jusqu'à accuser Israël d'avoir bombardé la Syrie, et un porte-parole israélien a décliné tout commentaire, expliquant ne pouvoir commenter les opérations militaires.
Reste que la Syrie "a les moyens de riposter (...) afin de dissuader Israël de se lancer dans de telles aventures imprévisibles", écrit le quotidien gouvernemental.
Selon les Syriens, les appareils en question seraient entrés profondément au-dessus du nord de la Syrie, les menant au point le plus proche de l'Iran, les deux pays étant séparés à cet endroit-là uniquement par le Kurdistan irakien.
Intervenant à l'issue d'un été qui a vu la tension monter entre Israël et la Syrie, cet incident pourrait, selon les analystes, être un moyen de tester les défenses syriennes, et ce alors que la trajectoire estimée aurait également emmené les appareils près de l'Iran, dont l'attitude offensive inquiète de plus en plus Israël.
Les responsables syriens n'ont pas non plus précisé le type des "munitions" lâchées, ni la nature des appareils israéliens qui auraient survolé le pays.
Le chef de la diplomatie iranienne Manouchehr Mottaki a appelé son homologue syrien Walid al-Moallem pour lui apporter son soutien et condamner l'action israélienne, a rapporté l'agence officielle iranienne IRNA vendredi.
L'aviation israélienne survole régulièrement le territoire libanais. Avant et pendant la guerre de l'été dernier contre le Hezbollah, elle a deux fois survolé la résidence du président Bachar el-Assad à Damas, ce que les observateurs avaient qualifié de mise en garde à la Syrie pour qu'elle reste en dehors du conflit.