Selon le Dr Rodolfo Rojo, chef des enquêteurs médicaux travaillant pour la justice de la capitale mexicaine, le muscle retrouvé sur une assiette et dans une poêle de l'appartement de José Luis Calva correspondait à des morceaux manquant sur le corps de sa petite amie de 32 ans, Alejandra Galeana.
Alertée par la famille de la victime, la police a découvert le cadavre de la jeune femme dans un placard de l'appartement du suspect le semaine dernière.
Interrogé pour savoir si Calva avait mangé sa compagne, le procureur Gustavo Romulo Salas a déclaré: "C'est une hypothèse qui existe."
Les autorités mexicaines ont découvert des quartiers de citron vert à côté de morceaux de chair dans l'appartement, ce qui les a conduites à penser que Calva s'en était servi pour assaisonner la chair de la victime, a indiqué Rojo.
Deux ou trois jours se sont écoulés entre le décès d'Alejandra Galeana et la macabre découverte, trop long pour examiner le système digestif de Calva en quête d'éventuelles traces de chair appartenant à la jeune femme, a expliqué Salas.
Dans un réfrigérateur de l'appartement, la police a découvert le bas d'une jambe. Les enquêteurs pensent qu'elle appartient à Alejandra Galeana. Ils ont également trouvé des coûteaux, des traces de sang et une paire de lacets qui a pu servir à étrangler la jeune femme, ont précisé les responsables de l'enquête.
Les fouilles ont permis de tomber sur un roman inachevé de Calva intitulé "Instincts cannibales". Sur la couverture, une image masquée du tueur du "Silence des agneaux", Hannibal Lecter, a été modifiée pour ressembler au visage de Calva, a ajouté Salas.
La justice soupçonne Calva d'avoir tué deux autres femmes dont les corps démembrés ont été retrouvés dissimulés dans des boîtes en carton et dans des valises à Mexico, en 2004 et 2007. Comme Alejandra Galeana, toutes deux avaient été étranglées.
Le suspect, arrêté la semaine dernière et soigné à l'hôpital après s'être blessé en tentant d'échapper à la police, devrait être formellement accusé d'homicides. Si tel est le cas, il encourt une peine maximale de 50 ans de prison, a indiqué Salas.