L'attentat le plus meurtrier, 37 morts et plus de 90 blessés, a été perpétré devant un local de campagne à Parachinar, dans le nord-ouest du pays, près de la frontière afghane.
D'après Mushtaq Hussain, responsable administratif de la région de Kurram, la plupart des victimes de l'attentat sont apparemment des membres du PPP, le Parti du peuple du Pakistan, la formation de l'ancien leader de l'opposition assassinée Benazir Bhutto. Il s'étaient rassemblés dans le local de campagne d'un candidat local indépendant à l'issue d'une réunion publique, selon M. Hussain.
Les blessés ont été transportés vers un hôpital voisin. Selon Raza Hussain, un des médecins, de nombreux blessés, souffrant de brûlures graves, sont dans un état critique.
Le deuxième attentat à la voiture piégée visait un poste de contrôle des forces de sécurité, également dans le nord-ouest. Selon un porte-parole de l'armée, deux civils ont été tués et huit soldats ont été blessés.
Les attentats n'ont pas été revendiqués mais sont imputés à des mouvements islamistes, actifs dans cette région tribale près de la frontière afghane.
Les responsables des services de sécurité sont en alerte à l'approche des élections de lundi. Vendredi, la police a annoncé avoir procédé à l'arrestation de 10 militants et à la saisie d'explosifs à Karachi. Le gouvernement a déployé 81 000 soldats dans tout le pays, en renfort des 392 000 policiers mobilisés pour assurer la sécurité du scrutin.
L'opposition est donnée largement gagnante du scrutin de lundi, ce qui pourrait sonner le glas du régime du président Pervez Musharraf. Selon les derniers sondages rendus publics samedi par l'institut Gallup, 51 pour cent des électeurs craignent que le scrutin soit frauduleux.