Le relevé qu'il a donné aux médias, vendredi, en compagnie de son lieutenant politique Céline Hervieux-Payette, fait état de 50 candidats libéraux sur 75 au Québec qui sont "connus".
A ce nombre s'ajoutent une douzaine de "professionnels" qui n'attendraient que le déclenchement officiel de l'élection générale pour se faire connaître.
Ce ne serait donc qu'une douzaine de circonscriptions, selon ses dires, qui demeureraient orphelines, à l'heure actuelle. "Il reste quelques comtés seulement à combler et, souvent, c'est parce qu'on a trois ou quatre candidats qui sont en lice", a soutenu la sénatrice Hervieux-Payette, une déclaration que M. Dion a d'ailleurs reprise en anglais.
"S'il y a une élection, n'importe quand, nous seront prêts", a conclu M. Dion.
La veille, le lieutenant politique de Stephen Harper au Québec, Lawrence Cannon, avait confirmé que 68 des 75 circonscriptions du Québec avaient un candidat conservateur confirmé et que chacun disposait d'un "bon financement".
M. Dion a rencontré à Montréal vendredi des gens de l'industrie du cinéma et de la télévision. La veille, il avait échangé avec des représentants de l'Union des producteurs agricoles et de la Fédération des chambres de commerce du Québec, en plus de rencontrer des étudiants. Il avait également tenu une réunion, jeudi, avec les membres québécois du conseil de direction du PLC, dans l'espoir de couper court aux critiques dont il est l'objet dans les médias. Ces critiques portent tant sur son leadership que sur le niveau de préparation du parti en vue d'éventuelles élections générales. M. Dion a demandé davantage de discipline à ses troupes.
Vendredi encore, le député Denis Coderre se portait à la défense de son chef, jurant que tout le monde faisait désormais bloc derrière lui. "On n'est pas un clone du Parti québécois; quand on a des problèmes, on règle ça en famille. On lave notre linge sale en famille."
M. Coderre refuse de voir un danger pour son chef dans le fait que siégeront désormais à ses côtés ses deux anciens adversaires à la course au leadership du parti, soit Bob Rae et Michael Ignatieff. "Il n'y a pas de clans. Il y a un parti et c'est le Parti libéral. Stéphane Dion a gagné le leadership et il l'a bien gagné. La minute même de sa victoire, tout le monde l'a appuyé. Ca fait qu'il n'y a pas de clan Rae; il n'y a pas de clan Ignatieff; il n'y a pas de clan x y z. Il n'y a qu'un clan et c'est le clan libéral avec Stéphane Dion."