M. Dion a fait ces déclarations à l'occasion du caucus libéral, tenu à Kitchener, en Ontario.
Mais le chef de l'Opposition officielle tient à préciser que les libéraux ne forceront pas nécessairement la tenue d'élections générales, mais qu'il est plus important que jamais de s'assurer que le prochain budget vient en aide aux familles et aux travailleurs canadiens.
M. Dion estime que le gouvernement conservateur ne fait rien pour relancer l'économie et qu'il pense que l'économie va se rétablir d'elle-même.
Plus tôt dans la journée, dans un discours à saveur pré-électorale, le chef libéral a tiré à boulets rouges sur le Bloc québécois.
M. Dion a invité les Québécois à se ranger derrière son parti plutôt que le Bloc, après que le chef bloquiste Gilles Duceppe eut limité ses attaques à l'endroit du chef conservateur Stephen Harper, samedi, à Montréal, le considérant comme son principal rival au Québec.
Le chef libéral a soutenu que lors de la prochaine élection fédérale, les Québécois ne veulent pas d'un vote de protestation stérile mais un d'action pour un Canada plus prospère, plus juste et plus vert.
Par ailleurs, les libéraux semblent divisés sur la tenue d'une élection hâtive.
Après avoir permis au gouvernement conservateur minoritaire de survivre l'automne dernier en s'abstenant de se prononcer sur des votes cruciaux, plusieurs observateurs croient que le Parti libéral perdra toute crédibilité s'il permet au prochain budget, prévu en février ou en mars, d'être adopté.
Cependant, des libéraux croient que c'est dans leur intérêt d'acheter du temps en prévision d'une éventuelle élection en continuant à amasser des munitions contre les conservateurs qui sont aux prises avec une économie lente et l'affaire Mulroney-Schreiber notamment.