Martin Provencher, qui a reçu l'appui de l'Association des familles de personnes assassinées ou disparues du Québec, dit compter sur l'influence du président de cette organisation, Pierre-Hugues Boisvenu, pour obtenir une réponse favorable. Ce dernier s'est rendu à Trois-Rivières, jeudi, en compagnie d'un autre membre de l'association Michel Surpenant. Les deux hommes ont perdu leur fille dans des circonstances tragiques. La fille de Michel Surprenant, Julie, a até enlevée il y a huit ans. Il ne l'a jamais revue alors que Julie Boisvenue avait été assasinée près de Sherbrooke dans la nuit du 24 juin 2002. Madame Julie Boisvenue avait alors fait l'objet d'intenses recherches et son corps avait été découvert dans un fossé une dizaine de jours après sa disparition.
L'Association des familles de personnes assassinées ou disparues du Québec a signifié, en conférence de presse, son appui au père de la jeune Cédrika Provencher, disparue le mardi 31 juillet, à Trois-Rivières.
Le président de l'association, Pierre-Hugues Boisvenu, a dit vouloir partager son expérience avec le père de Cédrika, Martin Provencher, en plus de lui fournir de l'aide. "L'association a été solicitée à Montréal pour produire des affiches. Si c'est un enlèvement comme on le croit, le criminel peut être n'importe où au Québec maintenant" a-t-il mentionné lors de la conférence de presse.
M. Boisvenu a notamment insisté sur l'importance pour le père éprouvé d'épargner son énergie et de s'appuyer sur la solidarité qui lui est manifestée de toutes parts, afin d'alléger son fardeau. "On ne connaît pas la conclusion de l'événement. Ca peut être une conclusion très heureuse comme une conclusion très malheureuse. Il faut qu'il s'épargne, il faut qu'il épargne son énergie. Et si les événements sont plus malheureux dans une semaine, dans deux semaines, il va avoir besoin de toute son énergie pour continuer."
Il s'agit de l'expérience humaine la plus douloureuse, la plus difficile à traverser, a ajouté M. Boisvenu.
Par ailleurs, la Sûreté du Québec poursuit ses recherches. Le corps policier a précisé jeudi que les vêtements de petite taille retrouvés mercredi n'appartenaient pas à la fillette portée disparue depuis neuf jours.