La liste, publiée dans un manuel de formation à l'usage des diplomates canadiens, inclut également l'Afghanistan, la Chine, l'Egypte, l'Iran, l'Arabie saoudite, le Mexique et la Syrie.
Le manuel mentionne des techniques d'interrogatoire américaines, comme le fait de priver les détenus de vêtements, leur bander les yeux et les priver de sommeil, comme de la torture, et cite la base de Guantanamo comme un lieu de possibles tortures.
Le Canada précise que le manuel est uniquement destiné à la formation des diplomates et ne peut être considéré comme la position officielle des autorités. Le ressortissant canadien Omar Khadr est actuellement détenu à Guantanamo, mais le Canada a déjà dit par le passé accepter les assurances des Etats-Unis selon lesquelles le prisonnier était traité humainement.
"Le document en question est un manuel de formation. (...) Il ne présente pas les vues ou la position du gouvernement", a souligné Neil Hrab, porte-parole du département canadien des Affaires étrangères. Le manuel soulève des questions "pour stimuler la discussion et le débat en salle de cours", a-t-il ajouté.
Le document contient un chapitre sur l'interdiction de la torture et la conduite à tenir en présence de cas présumés de torture. Il explique également comment détecter les signes qu'un ressortissant canadien à l'étranger a été victime de mauvais traitements.
Michael Mendel, porte-parole de l'ambassade israélienne à Ottawa a réagi, soulignant qu'Israël interdisait "tout type de torture". "Si Israël figure sur la liste en question, l'ambassadeur d'Israël (au Canada) s'attendrait à ce qu'il en soit retiré", a-t-il commenté.