Les écologistes s'inquiètent de l'impact qu'aura le forage sur les ours polaires et les autres mammifères marins.
Une agence fédérale américaine, le U.S. Mineral Management Service, a indiqué qu'elle ouvrira les enchères le 6 février à Anchorage, concernant une superficie de près de 120 000 kilomètres carrés au large des côtes de l'Alaska.
La section en jeu fait partie de l'océan Arctique qui débute au nord du détroit de Béring et s'étire entre le nord-ouest de l'Alaska et les côtes de la Russie.
Il s'agira de la première vente fédérale d'hydrocarbures dans cette région depuis 1991.
Une porte-parole du gouvernement affirme que le secteur renferme jusqu'à 15 milliards de barils de pétrole et 2180 milliards de mètres cubes de gaz naturel qui pourraient être récupérés de manière traditionnelle.
Une porte-parole du groupe environnemental WWF a de son côté indiqué que la survie des ours polaires est de plus en plus menacée par les changements climatiques. Une autre agence fédérale américaine, le U.S. Fish and Wildlife Service, doit décider au cours des prochains jours si l'ours polaire doit être considéré comme une espèce menacée.
Les partisans du projet d'exploration rappellent qu'aucun forage ne sera réalisé à moins de 80 kilomètres des côtes, ce qui protégerait plusieurs espèces animales de la région.