Agée de 55 ans, Mme Hay s'est vue décerner cette honneur lors d'un gala au Four Seasons Hotel du centre-ville de Toronto.
"Late Nights on Air" se déroule dans une station de radio de Yellowknife, dans les années 1970.
Le choix du jury constitue une surprise puisque la romancière d'Ottawa a eu le meilleur sur des poids lourds de la littérature canadienne-anglaise comme Michael Ondaatje et M.G. Vassanji.
Mme Hay a reçu une bourse de 40 000 $, qui fait du prix Giller le plus riche au Canada. Les finalistes recevront chacun une bourse de 2500 $.
Le prix devrait donner un nouveau souffle au livre, que plusieurs lecteurs voudront maintenant découvrir.
"Il n'y a pas de doute, le prix Giller est absolument énorme - il n'y a rien d'autre qui s'en approche, indiquait mardi Dave Lawrence, le gérant d'une librairie McNally Robinson de Winnipeg. Ca anéantit le prix de la Gouverneure générale. Je dirais que le (prix) Booker est le suivant en lice, en ce qui a trait à l'impact sur les ventes."
Les quatre autres romans en lice cette année étaient "Divisadero", de Michael Ondaatje; "The Assassin's Song", de M.G. Vassanji; "Effigy", d'Alissa York; et "A Secret Between Us" (La Kermesse), du Québécois Daniel Poliquin.
Le prix a été créé en 1994 par l'homme d'affaires Jack Rabinovitch en hommage à sa défunte femme, la journaliste littéraire Doris Giller.
L'étonnant lauréat de l'an dernier - "Bloodletting & Miraculous Cures", de Vincent Lam - a passé plusieurs mois au sommet des listes des meilleurs vendeurs après avoir décroché les grands honneurs.
Ben McNally, le propriétaire de Ben McNally Books à Toronto, affirme que l'impact du prix Giller sur les ventes a été énorme depuis sa création il y a 13 ans.
"Les ventes de pratiquement tous les finalistes sont habituellement plus robustes, et les ventes du vainqueur le sont encore plus, a-t-il expliqué. Mais le meilleur aspect du Giller est qu'il suscite un intérêt envers la fiction canadienne pendant toute l'année."
A ce sujet, M. Lawrence explique que les ventes de "A Secret Between Us", un livre traduit du français, ont bondi de 1200 pour cent depuis qu'il a été mis en nomination. Cela est possiblement dû au fait qu'il était le moins connu des cinq candidats, et que ses ventes au Canada anglais avaient donc été les plus faibles à ce jour.
Les ventes de "Bloodletting & Miraculous Cures" se sont améliorées de 464 pour cent après sa victoire, a-t-il ajouté.