Hugo Chavez a ordonné aux autorités de surveiller de près les déclarations faites par des dignitaires étrangers lors de leurs visites au Venezuela, et de lui signaler toute critique publique.
"Combien de temps allons-nous permettre qu'une personne -de quel pays que ce soit-vienne dans notre maison pour dire qu'il existe une dictature ici, que le président est un tyran, et que personne n'y fait rien?", a déclaré dimanche le président vénézuélien lors de son allocution hebdomadaire à la radio et à la télévision.
"Aucun étranger, quel qu'il soit, ne peut venir ici et nous attaquer. Quiconque vient, nous devons l'expulser de ce pays", a-t-il ajouté. "Je parle de gentlemen qui viennent ici pour des conférences".
Hugo Chavez n'a pas précisé sa pensée, mais ses déclarations interviennent à la suite d'une visite de Manuel Espino, président du Parti conservateur mexicain (au pouvoir), lors de laquelle celui-ci a publiquement accusé le chef de l'Etat vénézuélien de chercher à prolonger indéfiniment son mandat.
Par ailleurs, Hugo Chavez a assuré dimanche que la propriété privée serait garantie par la réforme constitutionnelle qu'il prévoit au Venezuela dans le cadre de la mise en place d'une "république socialiste".
Beaucoup de riches Vénézuéliens craignent qu'une partie de leurs biens soit saisie une fois que cette réforme sera adoptée. Le texte doit être présenté dans les prochaines semaines à l'Assemblée nationale vénézuélienne, totalement contrôlée par les alliés de Hugo Chavez.