Ils devraient réclamer, lors de leur conseil mensuel, que la junte mette un terme à "toute répression violente et intimidation" contre le mouvement démocratique et appeler à la libération des prisonniers politiques. Au chapitre sanctions, ils devraient envisager un gel des investissements, le gel des avoirs de membres de la junte, le gel des octrois de visas. Ils devraient aussi chercher à élargir les sanctions à l'importation sur des produits comme le bois, les métaux précieux et les pierres précieuses.
Sur l'Iran, les Vingt-Sept devraient lancer une nouvelle mise en garde à Téhéran, menaçant de "mesures additionnelles" en cas de non-respect des exigences internationales sur son programme nucléaire.
Le durcissement est à mettre au crédit du chef de la diplomatie française Bernard Kouchner, qui a appelé la semaine dernière ses homologues européens à étudier de nouvelles sanctions afin de faire monter la pression sur Téhéran pour qu'il suspende l'enrichissement d'uranium.
Dans une lettre, Bernard Kouchner a évoqué des sanctions contre de nouvelles entités notamment dans le secteur bancaire, ou visant d'autres personnes que celles dont les avoirs ont déjà été gelés ou qui se sont vues frappées d'interdictions de visa.
"L'horloge tourne", a noté M. Kouchner dans sa lettre, refusant d'attendre "sans réagir" d'être confronté au "fait accompli iranien".
Javier Solana, chef de la diplomatie de l'UE, et Mohammed el-Baradei, patron de l'Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA) doivent présenter leur rapport au Conseil de sécurité de l'ONU à la mi-novembre sur la coopération attendue de Téhéran sur les questions liées à son programme nucléaire passé.
Les Vingt-Sept doivent aussi donner leur feu vert final au déploiement d'une force de 3.000 hommes au Tchad et en République centrafricaine pour améliorer la sécurité des camps de réfugiés du Darfour voisin.