Les voitures bleues portent des autocollants orange sur lesquels on peut lire: "Nous sommes prêts à vous véhiculer gratuitement".
Les transports sont paralysés dans l'étroite bande côtière depuis qu'Israël a décidé de restreindre les livraisons d'essence et de diesel le mois dernier pour tenter de faire cesser les tirs de roquettes des militants contre son territoire.
Les Gazaouis se retrouvent à faire rouler leurs voitures à l'huile végétale ou à se déplacer à pied et à bicyclette.
Malgré la pression exercée par Israël, le Hamas au pouvoir dans la Bande de Gaza depuis la mi-juin 2007 semble disposer de réserves de carburant et certains Palestiniens considèrent les voitures de police-taxis comme une provocation.
Parallèlement, Chris Gunnes, responsable de l'agence onusienne en charge des réfugiés palestiniens, l'UNRWA, a indiqué dimanche que l'organisation n'avait pas reçu de carburant et qu'elle avait dû annuler ses distributions de nourriture prévues lundi.
Quelque 860.000 des 1,4 million d'habitants de la Bande de Gaza reçoivent une aide de l'UNRWA et 270.000 autres obtiennent une assistance du Programme alimentaire mondial (PAM) de l'ONU.