Le gouvernement a souhaité qu'ils ne puissent pas se présenter aux élections générales du 9 mars prochain.
Un avocat du ministère de la Justice, Joaquin de Fuentes Bardaji, a déposé deux motions de 80 pages chacune ainsi que quatre caisses de documents auprès de la plus haute instance judiciaire du pays.
L'interdiction pouvant prendre plusieurs semaines voire mois, l'avocat a notamment demandé à la cour de suspendre les deux partis, de fermer leurs bureaux, de geler leurs comptes bancaires et de supprimer les subventions dont ils bénéficient.
La Cour suprême se réunira vendredi pour examiner ces demandes.
L'instance judiciaire a interdit la branche politique d'ETA, Batasuna, en 2003. Pour contourner cette interdiction, le parti a relancé deux formations peu connues.
L'une d'entre d'elles, le Parti communiste des terres basques, avait remporté neuf sièges en 2005 au Parlement régional basque. L'autre mouvement, Action nationaliste basque, avait pris part aux élections municipales l'an dernier. Si la moitié de ses listes de candidats avaient été interdites pour leurs liens présumés avec ETA, l'ANV avait remporté 437 conseillers municipaux.