Ce plan doit être la pièce maîtresse de la coopération entre le Hamas et le Fatah. Mais ses détails restent incomplets, notamment sur une éventuelle dissolution de la milice du Mouvement de la résistance islamique, la "Force exécutive", créée l'an dernier.
Le mois dernier, le Hamas et le Fatah sont parvenus à un accord pour la formation d'un gouvernement d'union nationale. Mais les questions les plus sensibles, comme le contrôle des forces de sécurité, n'ont pas été réglées, et il est difficile de savoir si le plan de sécurité est suffisamment précis pour mettre un terme aux rivalités.
Le ministre de l'Information Mustafa Barghouti a expliqué samedi qu'un centre opérationnel sera mis en place pour l'ensemble des forces de sécurité. Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas doit annoncer la création d'un nouveau Conseil de sécurité nationale d'ici deux jours, a poursuivi le ministre.
Le Premier ministre palestinien Ismaïl Haniyeh, du Hamas, le conseiller à la sécurité d'Abbas et homme fort du Fatah Mohammed Dahlan, feront notamment partie de ce conseil, aux côtés de personnalités indépendantes.
Le ministre de l'Education Nasser Shaer, issu du Hamas, a sous-entendu que les forces de sécurité ne chercheraient pas la confrontation avec les hommes armés du Hamas et du Fatah. Au mieux, les autorités demanderont aux factions de ne pas faire étalage de leurs armes en public. "Nous avons besoin d'un accord avec les factions pour cesser les démonstrations militaires", a-t-il dit.
Des plans similaires ont été lancés dans le passé, sans succès. Le ministre a souligné que celui-ci pourrait fonctionner car les deux mouvements le soutiennent.