Le réputé chef d'orchestre Zubin Mehta est convaincu que le monde entier écoutera la voix de Luciano Pavarotti à la radio et à la télévision et qu'ainsi, son héritage perdurera.
Le ténor Placido Domingo qui, aux côtés de José Carreras, a chanté avec Luciano Pavarotti lors de la série de concerts des "Trois ténors", affirme avoir toujours admiré cette voix, qu'il considère comme un don de Dieu, avec ce timbre reconnaissable entre tous qui l'a hissé au sommet. Il croit qu'on a "jeté le moule" quand on a créé Luciano Pavarotti, et qu'il demeurera dans les annales de la musique classique comme un chanteur unique.
José Carreras croit qu'il n'y avait aucun doute que M.Pavarotti figurait parmi les ténors les plus importants de tous les temps. Il se souvient de la dernière fois où il a visité le ténor dans sa maison de Modène. Il lui avait alors préparé un pain spécial avec des tomates et du prosciutto.
Pour Carreras, Pavarotti aimait aussi divertir les gens avec la gastronomie, qu'il aimait tant. Selon lui, nous devons nous rappeler du ténor comme d'un grand artiste, d'un homme charismatique, d'un ami loyal et d'un bon joueur de poker.
C'est Zubin Mehta qui a dirigé les "Trois Ténors" réunis pour la première fois en 1990, à Rome. Leur concert, qui fut un énorme succès, avait marqué le début des "Trois ténors", qui ont battu tous les records de vente de disques de musique classique.
Quant aux chanteurs québécois Robert Savoie et Joseph Rouleau, ils l'ont connu. M.Savoie souligne que Pavarotti a démontré tout jeune des prédispositions pour l'art lyrique, tandis que M.Rouleau, qui l'a reçu chez lui quelques fois, conserve de lui l'image d'un bon vivant et d'un artiste à la voix superbe.
La soprano italienne Mirella Freni, une amie d'enfance de Pavarotti, a indiqué que si le monde avait perdu un grand ténor, elle, avait perdu un grand ami, un frère. Tous les deux, se souvient-elle, on grandi ensemble, étudié le chant et ont eu la chance d'avoir une grande carrière.