Dans un communiqué mis en ligne sur un site Internet hébergeant les messages d'Al-Qaïda et intitulé "Un message au peuple français", les Brigades Abou Hafs al-Masri, groupe obscur qui a notamment revendiqué les attentats de Madrid en 2004, promettent une "bataille féroce au coeur de la capitale de Sarkozy".
"Puisque que vous choisi comme dirigeant le croisé, le sioniste Sarkozy, assoiffé du sang des enfants, des femmes et des vieillards, impatient d'exécuter la mission de ses maîtres à la Maison noire (blanche, NDLR); nous, les Brigades du martyr Abou Hafs al-Masri vous prévenons que les prochains jours verront une campagne djihadiste sanglante contre quiconque osera suivre la politique des gens corrompus de la Maison noire (blanche, NDLR)", affirme le groupe dans ce communiqué.
Outre les attentats qui avaient fait 191 morts le 11 mars 2004 à Madrid, les Brigades Abou Hafs al-Masri, du surnom d'un des lieutenants de Ben Laden tué en Afghanistan en 2001, Mohammed Atef, ont également revendiqué les attentats du 7 juillet 2005 qui ont fait 56 morts à Londres.
Les experts du terrorisme ont souvent mis en doute les revendications de ce groupe, qui a affirmé être aussi à l'origine de la coupure d'électricité géante qui avait touché le nord-est des Etats-Unis en 2003. Les autorités américaines avaient exclu le sabotage comme cause du phénomène.
L'étendue géographique des revendications des Brigades Abou Hafs al-Masri vient renforcer les doutes sur la véracité de leurs affirmations. Elles ont ainsi revendiqué la responsabilité d'attaques en Indonésie, en Irak et en Turquie, dont certaines ont en fait été perpétrées par des branches locales d'Al-Qaïda.
Le groupe a enfin menacé de vagues d'attentats qui n'ont jamais eu lieu, au Japon, en Italie, en Australie, en Afghanistan et au Yémen. Le nom Abou Hafs al-Masri pourrait en fait n'être qu'un terme utilisé pour donner l'apparence d'un réseau international structuré et lié à Al-Qaïda.