Le taux de chômage dans la région de Mont-Laurier dépasse les 22 pour cent et 14 des 17 usines de bois de la région ont cessé leurs opérations. La totalité des 17 municipalités qui composent la MRC sont classées "dévitalisées".
Plus de 80 pour cent de l'économie de la région dépend du secteur forestier, de sorte que la délégation a demandé une intervention urgente du gouvernement.
La MRC Antoine-Labelle et son préfet, Roger Lapointe, un ancien député à l'Assemblée nationale, ont mis de l'avant un plan de relance qui permettrait de restructurer et diversifier l'économie, moyennant des investissements de 30 millions $ sur une période de trois ans. Le plan, présenté au gouvernement le 16 novembre dernier, n'avait pas encore suscité de réaction.
Accompagnés du député de Labelle, le péquiste Sylvain Pagé, des représentants de la région ont rencontré mercredi midi la vice-première ministre Nathalie Normandeau et le ministre des Ressources naturelles Claude Béchard pour les sensibiliser à l'urgence du problème.
La ministre Normandeau a expliqué que le gouvernement analysera des manières d'améliorer les crédits d'impôts pour les chemins forestiers. De plus, le gouvernement identifiera des dossiers de la région qui, à court terme, peuvent recevoir une aide financière.
Quant au ministre Béchard, il a rappelé que des crédits pour les chemins forestiers devraient être disponibles au cours des prochains jours. De plus, les garanties en approvisionnement de bois pour les prochaines entreprises devraient être disponibles sous peu.
Serge Brisebois, président du Comité de relance, et Laurence Tardif, coordonnatrice du Comité, se sont réjouis de l'accueil que la délégation a reçu à Québec. Mais Mme Tardif rappelle qu'il faut agir vite, sinon il deviendra de plus en plus difficile de contenir l'impatience de la population.
"Le gouvernement doit agir vite, sinon il va y avoir un crescendo sur les mesures de pressions", a-t-elle conclu.