Le Hezbollah libanais a tiré plus de 4.000 roquettes sur le nord d'Israël pendant les 34 jours qu'a duré la guerre, tuant 39 civils et obligeant environ un demi-million d'habitants à partir de chez eux.
Le gouvernement israélien a été critiqué de toutes parts pour sa conduite du conflit et un rapport d'étape publié en mai accablait Ehoud Olmert, le ministre de la Défense Amir Peretz et le chef de l'état-major Dan Haloutz, jugés incompétents. La version finale attendue pour octobre devrait encore accroître la pression à la démission qui pèse sur M. Olmert. MM. Peretz et Haloutz sont déjà partis.
Le contrôleur de l'Etat Micha Lindenstrauss, qui a un rôle consultatif, met pour sa part l'accent sur "de graves manquements dans la préparation à la situation d'urgence, dans la gestion du front et dans le processus de prise de décision". "Les dirigeants du pays se sont concentrés sur les combats, laissant les habitants du nord d'Israël exposés (aux attaques) et vulnérables", ajoute-t-il dans ce document de 582 pages remis à la présidente du Parlement, la Knesset, Dalia Itzik. M. Lindenstrauss appelle notamment à une modernisation des abris et des services d'urgence.
Le bureau de M. Olmert a répondu que la plupart des insuffisances citées avaient été corrigées et a estimé déraisonnable d'imputer toute la responsabilité à un gouvernement qui n'était formé que depuis quelques mois quand le conflit a éclaté. Les relations sont difficiles entre MM. Olmert et Lindenstrauss, le premier accusant le second de mener une guerre personnelle contre lui.