Selon la commission Winograd mise en place par M. Olmert lui-même en septembre dernier, le premier ministre a lancé cette guerre sans plan d'ensemble ni objectifs clairement fixés et porte la responsabilité ultime de son échec.
Le conflit avait débuté le 12 juillet après la mort de trois soldats israéliens et la capture de trois autres par le Hezbollah libanais. Il s'était achevé 34 jours plus tard sans qu'aucun des deux objectifs affichés par l'Etat hébreu soit atteint, ni le retour des soldats capturés, ni la destruction du mouvement chiite.
Ehoud Olmert a assuré lundi qu'il "corrigerait les défaillances".
Le coup est pourtant rude pour Ehoud Olmert, désigné par la commission comme le principal responsable des ratés de l'offensive.
Ce rapport n'est que la première partie du compte-rendu de la commission, dont les conclusions complètes seront publiées à l'été. Il porte sur les six premiers jours de combat, quand les objectifs de la guerre ont été formulés, ainsi que sur les six ans qui s'étaient écoulés depuis le retrait israélien du Liban-Sud en mai 2000.
Sa sévérité devrait alimenter les appels à la démission d'Ehoud Olmert, impliqué dans plusieurs affaires, et dont la cote de popularité est déjà en berne. Une manifestation dans ce sens est prévue jeudi, alors qu'un sondage montrait lundi que 74 pour cent des Israéliens souhaitent son départ.