Pingoatuk (Ping) Kolola, un homme de 37 ans, s'est tenu debout, menottes aux poings, pendant que la juge Alexina Kubulu faisait lecture du chef d'accusation de meurtre au premier degré. Il a hoché poliment de la tête quand on lui a demandé s'il comprenait les accusations, tandis que deux policiers la GRC montaient la garde à proximité.
M. Kolola a paru calme mais nerveux, pendant qu'il discutait à voix basse avec l'avocat de l'aide juridique qui le représentait pendant sa comparution. Des membres de sa famille se trouvaient aussi dans le public.
M. Kolola a été envoyé au centre correctionnel de Baffin jusqu'à sa prochaine comparution, le 4 décembre, et il devrait s'être trouvé un avocat d'ici ce moment.
M. Kolola s'est rendu aux policiers quelques heures après la mort du constable Scott. La GRC affirme que ce dernier a été abattu avant même d'avoir pu descendre de son véhicule, au moment où il répondait à un appel pour ivresse au volant.
Ses funérailles auront lieu mardi, à Brockville, en Ontario.
Le commissaire de la GRC, William Elliott, devrait bientôt se rendre à Iqaluit pour y rencontrer des membres de la communauté et des policiers.
M. Scott est devenu le deuxième policier de la GRC à être abattu dans le Nord canadien au cours du dernier mois, dans le cadre de l'exercice de ses fonctions.
Le 6 octobre, le constable Christopher Worden a été tué à Hay River, dans les Territoires-du-Nord-Ouest. Un homme de 23 ans, Emrah Bulatci, est accusé de meurtre prémédité.
Le Parti libéral du Canada s'est de nouveau inquiété, vendredi, de l'envoi de jeunes policiers sans expérience dans des coins reculés.
"Les jeunes policiers doivent aller partout, mais ils devraient être protégés adéquatement, a dit le porte-parole libéral en matière de sécurité publique, Ujjal Dosanjh. Peut-être (la GRC) devrait-elle mettre en place des équipes obligatoires de deux personnes. Si les constables Worden et Scott avaient été accompagnés, ils seraient peut-être encore en vie."