L'espace de stockage dont dispose Hydro-Québec à Gentilly-2 sera bientôt insuffisant. Il sera entièrement occupé d'ici la fin de 2007.
Hydro-Québec prévoit avoir terminé les travaux maintenant autorisés en décembre 2007, de sorte que l'exploitation de la centrale ne sera pas interrompue.
La demande de la société d'Etat a donné lieu à une audience publique qui s'est tenue à Ottawa, le 7 mars 2007. Il n'y a eu aucune autre intervention que celles d'Hydro-Québec et d'employés de la CCSN.
Hydro-Québec a alors mentionné que les futures installations de stockage seront érigées sur l'ancien terrain de l'usine d'eau lourde de Laprade qui est largement au-dessus du niveau possible d'inondation. Le remplissage sera enlevé. La construction sera faite sur le roc et l'emplacement sera protégé des inondations par une digue qui le mettra à l'abri des pires inondations.
Lors de l'examen du respect des conditions de permis durant la première moitié de la période de la validité, le personnel de la Commission canadienne de sûreté nucléaire a rapporté quelques points mineurs à améliorer, par exemple au programme de radioprotection et pour éviter que de l'eau potentiellement contaminée se retrouve dans les égouts pluviaux, comme cela s'était produit le 9 novembre 2004.
Quant aux teneurs en tritium existant aux alentours de la centrale, à environ un kilomètre, dans les précipitations, les eaux de surface et les eaux souterraines, il a été établi que ce tritium provenait des méthodes d'incinération des années 1970 et que la société d'Etat semblait bien maîtriser la situation.
Par ailleurs, un incident a été relevé par le personnel de la commission survenu le 15 avril 2005, au moment où un filtre est tombé au fond d'une fosse, ce qui a entraîné la contamination de travailleurs et d'équipements au sol. L'organisme de surveillance a déterminé que la dose maximale reçue par un travailleur se situait bien en deçà des limites prescrites et que l'impact sur l'environnement avait été négligeable.
Autre élément négatif soulevé par la commission: le programme de formation du personnel en salle de commande a été évalué comme étant inférieur aux exigences.
Tout cela considéré, la Commission canadienne de sûreté nucléaire a conclu que la performance d'Hydro-Québec quant à la conformité aux exigences réglementaires et aux conditions de permis durant la première moitié de la période de la validité du permis a été acceptable.
D'où sa conclusion favorable à une modification du permis en question.