Après 82 jours de détention, ce gérant de crédit d'une Caisse populaire de Sherbrooke était libéré par ses ravisseurs, en échange d'une rançon de 50 000 $. Les ravisseurs réclamaient un million de dollars à l'origine.
Deux autres remises de rançon, par l'entremise de journalistes, avaient précédemment avorté.
Charles Marion avait été enlevé à son chalet de Stoke, en Estrie, le 6 août 1977. Les 82 jours suivants, il les passa dans un abri souterrain de Gould, également en Estrie, dans des conditions très difficiles.
Cette célèbre affaire criminelle avait connu son dénouement final en 1978, avec l'arrestation et l'incarcération de trois individus.
Charles Marion avait même été soupçonné d'avoir participé à son propre enlèvement. Le procès l'avait blanchi par la suite. Il ne se remettra toutefois jamais de cette aventure. En décembre 1999, il se suicida dans le chalet où il avait été enlevé, 22 ans plus tôt.
(LA PRESSE CANADIENNE,lcl)