"On ne peut pas dire qu'on a un baby boom. Mais on voit les effets positifs des mesures qu'on a mises en place", a réagi mardi la ministre de la Famille, Carole Théberge, en rendant public un bilan des politiques québécoises concernant la famille devant les membres de la Jeune chambre de commerce de Québec.
Les données font état d'une augmentation graduelle des naissances depuis 2002, avec un spectaculaire redressement en 2006.
Il y avait eu 72 500 nouveaux-nés au Québec en 2002, puis 73 900 l'année suivante, 74 000 en 2004 et 76 100 en 2005, avant d'atteindre 82 500 l'an dernier. Le nombre de naissances n'avait pas dépassé les 80 000 depuis 1996.
On a aussi noté une hausse du taux de fécondité. Ce taux était de 1,49 au cours de l'année 2003 et a atteint 1,60 l'an dernier. Rappelons que ce taux est calculé à partir du nombre moyen d'enfants pour chaque femme en âge de procréer.
Les prévisions pour 2007 indiquent par ailleurs que quelque 85 000 jeunes Québécois naîtraient, a fait valoir le sous-ministre Jean-Pierre Pellegrin, qui accompagnait la ministre.
Pour la ministre Théberge, ce redressement serait attribuable au soutien financier plus généreux consenti par le gouvernement aux familles. Le gouvernement a consacré l'an dernier 4,7 milliards $ en soutien aux familles, notamment dans le cadre du régime d'assurance parentale.
Les parents québécois bénéficient également d'un système de garderies à 7 $ par jour, ce qui les avantage considérablement par rapport aux parents d'ailleurs au Canada.
"Nous avons réussi à créer un environnement favorable pour les familles et nous allons continuer à y travailler", a déclaré la ministre Théberge.
Dans le cadre du programme de soutien, un versement de 2091 $ non imposable est versé cette année pour le premier enfant. Cette aide est de 1045 $ pour les deuxième et troisième enfants.
Pour l'avenir, le gouvernement envisage notamment d'aider financièrement et techniquement les entreprises qui veulent se doter de mesures de conciliation travail-famille.
Actuellement, une expérience-pilote à cet égard est menée auprès de 16 entreprises comptant moins de 100 employés.
De plus, le gouvernement veut impliquer les cégeps et les universités afin qu'ils trouvent des solutions pour mieux concilier les obligations familiales et étudiantes.
Une importante clientèle étudiante doit en effet composer avec des responsabilités parentales, signale le document du gouvernement.