Lors d'un discours devant une centaine de chasseurs de phoques, le président de l'organisme, Bruce Williams, a estimé que l'avenir du commerce du phoque serait sombre si les projets pour interdire l'importation de produits du phoque continuaient de gagner des appuis en Europe.
Selon M. Williams, les organismes de défense des droits des animaux semblent en être arrivés à la conclusion que la façon la plus facile de mettre fin à la pratique est de tuer le marché.
"Si vous ne pouvez plus vendre le produit, il n'a plus de valeur commerciale, ce qui me porterait à dire qu'il est condamné", a-t-il indiqué.
La Belgique et la Hollande ont adopté des lois interdisant la vente de produits du phoque. L'Allemagne, l'Italie et l'Autriche préparent des projets de loi similaires, ce qui exerce une certaine pression sur l'Union européenne pour qu'elle interdise ces produits dans l'ensemble des pays qu'elle représente.
Bien que ces pays ne soient pas les plus grands importateurs de produits du phoque canadiens, ils sont d'importants pivots pour la livraison et la fabrication destinées à de plus grands marchés, comme la Norvège, la Russie et la Chine.
"Une des choses que je peux vous dire est que si la fourrure n'est pas très à la mode dans les défilés de mode de Paris et de Milan, elle ne le sera pas ailleurs", a indiqué M. Williams.
Or, si la Chine et la Russie sont de grands marchés, ils sont surtout intéressés par les produits à la mode, et ce sont les pays européens qui dictent les tendances de la mode, a-t-il ajouté.
Le Canada a contesté en septembre les lois des gouvernements belge et néerlandais devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC), faisant valoir que ces politiques reposent sur une désinformation diffusée, en grande partie, par les groupes de défense des droits des animaux. La plainte d'Ottawa est toujours étudiée par l'OMC.
Les activistes pour les droits des animaux condamnent la chasse aux phoques depuis plusieurs années, affirmant que cette activité annuelle est cruelle, difficile à contrôler et qu'elle fait des ravages dans les populations de phoques.
Mais les chasseurs et le ministères fédéral des Pêcheries la défendent avec autant d'ardeur qu'elle est renouvelable, humaine et qu'elle constitue une source de revenu essentielle aux pêcheurs de la côte Atlantique, font-ils valoir.