Le gouvernement a annoncé que dès février 2008, les prisonniers et les gardiens ne pourront plus fumer ni dans l'enceinte, ni dans la cour intérieure.
Le porte-parole du ministère de la Sécurité publique, Réal Roussy, a déclaré qu'il en allait de la santé du personnel et des détenus.
Mais le président de l'Office des droits des détenus, Jean-Claude Bernheim, estime que cette directive va trop loin et que les contacts entre la population carcérale et les agents pourraient se détériorer.
Le Québec serait la dernière province à permettre encore aux prisonniers de fumer dans ses prisons. Dans les établissement fédéraux, l'interdiction de fumer est en vigueur depuis 2005.
Des substituts tels que des timbres de nicotine seront à la disposition des détenus pour les aider, mais à leurs frais, a précisé M. Roussy.
Le ministre de la Santé, Philippe Couillard, a prévenu mercredi qu'aucune enveloppe supplémentaire ne sera allouée à cette fin.
"Il n'y a pas de raison pour traiter (les détenus) différemment, a-t-il déclaré. Nous dépensons environ 30 millions $ par année au Québec afin de diminuer le tabagisme et cela s'applique à tous les citoyens du Québec."
Le syndicat des agents correctionnels n'a pas donné suite aux appels mercredi.