L'authenticité de l'enregistrement dans lequel les interlocuteurs qualifient les otages d'"apostats", n'a pas pu être vérifiée.
Cette organisation faîtière de factions insurgées, parmi lesquelles Al-Qaïda pour l'Irak, avait menacé par vidéo mardi d'abattre ces hommes sous 72 heures à moins que le gouvernement irakien ne remette en liberté toutes les femmes sunnites emprisonnées et ne livre "ceux qui ont violé une femme irakienne et tué nos frères à Tal Afar".
Les menaces font référence aux accusations de viol d'une femme sunnite de 50 ans contre des policiers chiites, rejetées par le gouvernement de Bagdad après une enquête sommaire; le crime aurait eu lieu à Tal Afar, une ville du Nord de l'Irak.
L'Etat islamique en Irak affirme dans la vidéo diffusée jeudi que les neuf otages ont été faits prisonniers au nord de Bagdad, dans la province de Diyala. Le gouvernement n'a pas confirmé. Dans l'enregistrement, les neuf hommes déclinent leur identité et leur rang, et certains appellent leurs camarades à quitter les forces de sécurité. Celles-ci sont considérées comme des forces de collaboration avec l'occupant étranger, et principalement américain.
Sur le même site Web, le même groupe a annoncé jeudi avoir enlevé le colonel irakien Khaled Ahmed Hussein et deux de ses gardes du corps à Mossoul (Nord) mardi. Il menace de tuer l'officier dans les 24 heures si le gouvernement ne relâche pas les personnes arrêtées récemment dans le quartier d'Azamiyah à Bagdad.
Par ailleurs, les forces dirigées par les Etats-Unis ont déclaré avoir lancé un raid sur le quartier de Sadr City dans la capitale jeudi matin pour briser une cellule d'insurgés accusée de contrebande d'armes d'Iran. Trois rebelles ont été tués, selon l'armée, mais aussi huit civils, selon la police irakienne et des responsables médicaux.
L'opération s'inscrivait dans le cadre de la réalisation du plan de sécurité à Bagdad, en cours depuis 12 semaines pour tenter de ramener l'ordre dans la ville soumise aux violences exercées par l'insurrection sunnite et les milices chiites.
L'armée américaine a aussi annoncé la mort d'un Marine tué dans des combats mercredi dans la province d'Anbar, ce qui porte à au moins 3.381 le nombre de militaires américains qui ont péri en Irak depuis le début de la guerre en mars 2003, selon le comptage de l'Associated Press. Au moins sept autres personnes ont été tuées ou retrouvées mortes jeudi dans tout l'Irak.