Il a toutefois expliqué à une commission du Sénat qu'il s'attendait à ce que le général David Petraeus, commandant des forces américaines en Irak, soit en mesure de procéder à une évaluation concernant de nouvelles réductions à la mi-septembre.
A la fin de l'an dernier, Robert Gates avait exprimé l'espoir que le niveau des troupes engagées en Irak continue de baisser au cours de l'année 2008. S'il n'avait pas fait état de chiffres précis, il avait convenu à l'époque qu'une baisse logique aboutirait à maintenir sur le terrain une dizaine de brigades, soit environ 100.000 hommes, d'ici la fin de l'année.
Alors que Carl Levin, président de la commission chargée des services armés au Sénat, lui demandait jeudi s'il conservait cet espoir, le secrétaire américain à la Défense a répondu: "Non, monsieur".
Robert Gates a cependant usé d'un ton plus optimiste lors de son témoignage que le général Petraeus et même le président George W. Bush en parlant de "brève pause" à propos des projets de porter un coup d'arrêt aux retraits de troupes cet été. Le commandant des forces américaines en Irak et le chef de la Maison Blanche ont rejeté ces termes.
Le secrétaire à la Défense a souligné qu'il avait décidé d'employer cette expression car il s'attendait à ce que le général Petraeus puisse procéder à une évaluation en septembre, compte tenu de l'amélioration de la situation sur le terrain.