Cette femme âgée de 47 ans, épouse d'un commandant de la marine italienne, luttait jeudi contre la mort. Selon l'hôpital Sant'Andrea, elle était dans le coma, mais des tests ont montré une activité du cerveau. Elle a été retrouvée, à moitié dévêtue, dans un fossé le long d'un chemin menant à la caserne où elle vit. Elle aurait été attaquée alors qu'elle descendait du train près d'un camp tzigane mardi après la tombée de la nuit, a précisé la police.
Mercredi soir, lors d'une réunion spéciale, le gouvernement de centre-gauche du Premier ministre Romano Prodi a approuvé un décret autorisant les autorités à expulser des ressortissants de pays membres de l'Union européenne "pour des raisons de sécurité publique", dans un geste visant à combattre "la violence et le crime".
"Nous n'agissons pas par colère, mais nous sommes déterminés à maintenir un niveau de sécurité élevé et juste pour nos citoyens", s'est justifié Romano Prodi.
Au cours d'une conférence de presse, la police romaine a précisé que la victime avait été retrouvée grâce au témoignage d'une femme tzigane qui avait assisté à l'agression. La victime était "inconsciente, respirant avec difficulté", a raconté Roberto Fornaiolo qui était présent sur les lieux. "Elle était couverte de boue après avoir été traînée au sol". Le suspect, un Roumain d'une vingtaine d'années, présente des griffures dans le dos.
Cette agression s'inscrit dans une longue série de violences recensées au cours des derniers mois dans la capitale italienne, attribuées à des ressortissants roumains. Le réalisateur Giuseppe Tornatore avait été hospitalisé après avoir reçu un coup de poing à la tête par deux voleurs cet été.