Au moment de son témoignage, l'accusé avait fait valoir que sa facturation répondait aux normes ayant cours en 1998 dans l'industrie de la publicité. Il dirigeait alors la firme Publicité Martin.
Le seul contrat sur lequel portait la poursuite, d'une valeur de 162 000 $, avait été signé dans le cadre du programme des commandites et avait trait à la visibilité du gouvernement fédéral au Stade olympique durant les matchs des Expos. La fraude qui lui était reproché s'élevait à 58 000 $.
Le nom de Jacques Paradis n'apparaissait pas dans le rapport de la vérificatrice générale sur le programme des commandites et le publicitaire n'avait pas été appelé à témoigner devant la commission Gomery.
L'acquéreur de Publicité Martin, le Groupe OSI, avait versé volontairement la somme de 50 000 $ au gouvernement fédéral pour mettre un terme à la poursuite civile qui avait été intentée contre l'entreprise.
Maintenant que Jacques Paradis a été acquité au criminel, la poursuite civile de 82 000 $ pesant contre lui pourrait bien tomber.
Le responsable de l'ensembLe des poursuites civiles contre les principaux acteurs du scandale des commandites, Me Sylvain Lussier, a indiqué jeudi qu'il rencontrera prochainement l'avocat de M. Paradis pour décider de la suite à donner au dossier.