M. Charest, dont la mère Rita Leonard était d'origine irlandaise, a profité de l'occasion pour annoncer l'octroi de 2 millions $ sur deux ans pour la création de la Chaire Johnson en études irlandaises de l'Université Concordia.
La chaire est ainsi nommée à la demande de la Fondation canadienne d'études irlandaises afin d'honorer la famille Johnson, également d'origine irlandaise, dont trois membres ont été premiers ministres du Québec et chefs de trois partis différents.
Il s'agit, en l'occurrence, de Daniel Johnson père, chef de l'Union nationale et premier ministre de 1966 à 1968; Pierre-Marc Johnson, chef du Parti québécois et premier ministre du 3 octobre au 12 décembre 1985; et Daniel Johnson fils, chef du Parti libéral et premeir ministre du 11 janver au 26 septembre 1994.
La chaire a pour but d'examiner l'influence de l'immigration irlandaise sur la vie sociale, culturelle, religieuse et économique du Québec. La Fondation de l'Université Concordia contribuera, pour sa part, à hauteur d'un million $ sur deux ans.
En prononçant son allocution, M. Charest a rappelé qu'entre 1816 et 1860, le Québec avait accueilli un million d'immigrants, dont 60 pour cent étaient irlandais et que 40 pour cent des Québécois ont des racines irlandaises.
Il a déridé son auditoire en rappelant que le dernier gouvernement minoritaire au Québec, en 1878, avait vu le jour lorsque quatre députés, dont l'Irlandais Edmund James Flynn, avaient traversé la Chambre pour changer de parti. M. Flynn était devenu premier ministre du Québec en 1896.
Il a également rappelé que les Irlandais étaient nombreux dans la lutte des Patriotes de 1837 en vue d'établir le gouvernement responsable et que de nombreuses personnalités irlandaises avaient alors défendu les Canadiens français.