Dans un rapport publié lundi, le mouvement fait la liste des abus perdurant dans le pays, qui incluent l'usage de la détention policière sans procès, la persécution des militants des droits de l'homme ou encore l'utilisation de nouvelles méthodes pour museler la presse nationale et censurer l'Internet.
Catherine Baber, directrice adjointe du programme Asie-Pacifique d'Amnesty International, précise néanmoins que le niveau supplémentaire d'examen judiciaire pour les condamnations à mort et l'assouplissement des restrictions imposées aux journalistes étrangers constituent des étapes importantes vers un meilleur respect des droits humains en Chine.
Dans un communiqué, le ministère chinois des Affaires étrangères a rejeté le rapport, expliquant que le gouvernement améliorait son système judiciaire et faisait la promotion de la démocratie. A propos d'Amnesty International, le gouvernement chinois parle d'une organisation aux préjugés politiques.
Amnesty International incite le Comité international olympique à faire davantage pression sur Pékin pour l'amélioration des droits de l'homme. L'organisation affirme que plus de 8000 personnes ont été exécutées en Chine en 2006; les chiffres officiels soutiennent que ce total a été de 1000.