"Les médias sud-coréens affirment que j'ai du diabète et même une maladie cardiaque, mais en réalité, ce n'est pas du tout le cas", a-t-il déclaré lors d'un déjeuner avec son homologue sud-coréen Roh Moo-hyun, à l'issue de leur sommet de trois jours à Pyongyang.
A la suite de la visite en mai d'une équipe de médecins allemands en Corée du Nord, le bruit avait couru que le leader nord-coréen avait subi une opération du coeur de nature indéterminée. Les praticiens ont toutefois démenti cette information relayée par une partie de la presse sud-coréenne.
La principale agence d'espionnage sud-coréenne, le Service national du renseignement, affirme que le maître de Pyongyang souffre de troubles cardiaques et de diabète. Mais, selon elle, ces problèmes ne sont pas suffisamment graves pour affecter ses activités publiques.
Kim Jong Il a confirmé jeudi que des médecins étrangers étaient venus en Corée du Nord, mais pour "étudier" et non pas pour soigner, encore moins l'opérer du coeur. "Ce sont des informations fausses", a-t-il pesté, dénonçant la légèreté de certains journalistes. "On dirait que ce sont des romanciers, non des journalistes", a-t-il lancé.
Kim Jong Il est arrivé au pouvoir en 1994 après le décès de son père Kim Il Sung, fondateur de la République populaire démocratique de Corée, qui avait succombé à une maladie cardiaque.
La santé de Kim Jong Il est d'autant plus importante pour le régime communiste nord-coréen que le "Cher Leader", âgé de 65 ans, n'a pas encore désigné son successeur parmi les trois fils qu'il a eus de deux mères différentes.