"La position fondamentale de Belgrade est le maintien de l'intégrité territoriale de la Serbie", a souligné le chef d'Etat serbe lors d'une réunion d'ambassadeurs du Conseil de l'Europe à Belgrade. "Dans le même temps, nous croyons que dans le cadre d'autres discussions (avec les leaders albanophones du Kosovo), nous pourrions parvenir à une solution de compromis qui serait acceptable pour tous", a précisé M. Tadic.
Les Etats-Unis et l'Union européenne soutiennent une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, qui, espèrent-ils, mènerait à la séparation rapide du Kosovo d'avec la Serbie. Mais Belgrade s'oppose au plan et la Russie a fait état de son hostilité tant que Belgrade ne l'approuverait pas, menaçant d'y opposer son veto au Conseil de sécurité.
Le ministre russe des Situations d'urgence, Sergueï Choïgou, a d'ailleurs souligné vendredi depuis Belgrade que la position de son gouvernement demeurait inchangée.
"Le problème du Kosovo ne peut être résolu que dans le cadre de négociations directes" entre les dirigeants serbes et kosovars-albanais, a-t-il déclaré à l'issue d'un entretien avec des responsables serbes.
Province du sud de la Serbie, le Kosovo a été administré par l'ONU et l'OTAN depuis la campagne de bombardements aériens menée par l'Alliance atlantique en 1999 pour mettre fin à la répression serbe contre les séparatistes albanais.
En avril, l'émissaire de l'ONU Martti Ahtisaari a recommandé l'indépendance sous surveillance internationale pour le Kosovo, une proposition saluée par la majorité albanophone de la province mais catégoriquement rejetée par les Serbes et Moscou.