Le président américain George W. Bush doit annoncer ce mercredi la désignation de l'ancien numéro deux du département d'Etat et ancien secrétaire au Commerce extérieur.
A la question de savoir si Robert Zoellick était l'homme de la situation, Bernard Kouchner a répondu: "Certainement". "Entre les partenaires et la Banque mondiale, c'est principalement une question de confiance, et j'espère que M. Zoellick rétablira, ou établira, la confiance entre eux", a-t-il déclaré à la presse à son arrivée à Potsdam, pour la réunion des chefs de la diplomatie du G-8.
Paul Wolfowitz, impliqué dans une affaire de conflit d'intérêts concernant sa compagne Shaha Riza, démissionnera de ses fonctions de président de la Banque mondiale le 30 juin prochain. Face au scandale, plusieurs pays européens, ainsi que le personnel de la banque et des organisations internationales, avaient appelé à son départ.
"En termes de procédure, le conseil d'administration sera amené à désigner le nouveau président d'ici le 30 juin, date d'effet de la démission de l'actuel président", a rappelé mercredi le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères Denis Simonneau. "Nous attendons de connaître les propositions qui seront faites officiellement pour assurer la présidence", a-t-il ajouté lors du point de presse électronique du Quai d'Orsay.
"La procédure doit être conduite de façon transparente, avec le souci de doter la banque de la meilleure direction possible, afin qu'elle reprenne rapidement son action en faveur du développement. Les candidatures seront examinées en fonction des critères déterminées par le conseil d'administration", a conclu M. Simonneau, rappelant que M. Kouchner avait dit à Potsdam avait que si M. Zoellick était élu, il lui souhaitait "bonne chance".