Interrogée par l'Associated Press, la porte-parole du Kremlin a refusé de fournir d'autres détails.
Pour sa part, l'agence de presse russe Interfax, citant une source au sein des services spéciaux russes, a rapporté que des kamikazes avaient été entraînés pour commettre cet assassinat.
A Téhéran, un porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Mohammad Ali Hosseini, a démenti la découverte d'un tel complot et a parlé de désinformation propagée par les adversaires de l'Iran.
"Ce type d'informations est totalement sans fondement", a déclaré M. Hosseini dans un communiqué. "Faire état de ce type de pur mensonge n'a aucune valeur d'information et ne pourra pas faire de tort au programme prévu."
Pour l'agence de presse officielle iranienne IRNA, cette information s'inscrit dans le cadre d'une guerre psychologique menée par les services de renseignement occidentaux pour tenter de faire annuler la visite de Poutine en Iran.
Le président russe, qui est arrivé dimanche soir à Francfort pour une visite de 24 heures en Allemagne, est attendu lundi soir à Téhéran où il doit rencontrer son homologue iranien Mahmoud Ahmadinejad et assister mardi au sommet des pays riverains de la mer Caspienne.
Il s'agit de la première visite en Iran d'un chef du Kremlin depuis 64 ans. Il faut en effet remonter à 1943 lorsque le Soviétique Joseph Staline avait rencontré l'Américain Franklin D. Roosevelt et le Britannique Winston Churchill à la conférence de Téhéran en pleine Seconde guerre mondiale.
C'est la troisième fois que des rumeurs d'assassinat visant Vladimir Poutine émergent à l'occasion d'un de ses déplacements à l'étranger depuis son arrivée au pouvoir en 2000. De tels complots étaient déjà apparus lors d'une visite dans la ville ukrainienne de Yalta en août 2000 et lors d'un déplacement à Bakou, la capitale de l'Azerbaïdjan, au début 2001. Dans ces deux cas, les autorités russes avaient alors imputé ces projets d'assassinat aux séparatistes tchétchènes.