La bataille de Nahr el-Bared, en lisière du port de Tripoli, est devenue en trois mois l'épisode armé interlibanais le plus sanglant depuis la fin de la guerre civile de 1975-90.
Un haut responsable de l'armée à indiqué à l'Associated Press que l'ensemble des 25 femmes et 38 enfants évacués vendredi, pour la plupart des parents des hommes du Fatah al-Islam, avaient été remis en liberté à l'issue d'un interrogatoire.
Les combattants retranchés "n'ont plus d'autre choix que de se rendre, sinon nous poursuivrons nos opérations", a averti l'officier, ajoutant que "la décision d'en finir a été prise".
Le départ des civils ouvre en effet la voie à un assaut final contre les derniers islamistes assiégés. Selon le général Michel Suleiman, commandant en chef de l'armée libanaise, cité par le quotidien "As-Safir", cette phase finale ne devrait pas prendre plus de dix jours.