"Ca faisait 18 mois que les contrats étaient en négociation", a déclaré le président français, alors que le groupe EADS a confirmé cette semaine avoir conclu avec Tripoli un contrat pour des missiles antichar Milan et en finalisé un autre portant sur un système radio.
"Le contrat n'était pas lié avec la libération des infirmières", a-t-il assuré, répétant que la France et l'Union européenne n'avaient "pas versé un centime" pour obtenir cette libération. "On va me reprocher de trouver du travail, des marchés pour les ouvriers français", s'est-il interrogé dans le même temps, lors d'un point de presse dans un parc donnant sur le lac Winnipesaukee.
Le président français a aussi assuré qu'il n'y avait pas de polémique sur ses vacances américaines dans une luxueuse propriété du New Hampshire. "Je suis venu à Wolfeboro parce que j'ai des amis qui viennent depuis des années qui m'ont dit que c'était l'Amérique profonde, l'Amérique que l'on aime avec des forêts, des lacs, de la tranquillité", a-t-il expliqué. "Ils y viennent depuis des années, ils ont loué une maison, ils nous invités, point". "Il n'y a pas de polémique", a-t-il ajouté. "Je suis venu en avion de ligne, chez des amis qui me reçoivent".
Il a ajouté que le choix des Etats-Unis n'avait pas "une signification politique en soi". Quant à une éventuelle invitation du président américain George W. Bush cette semaine, il a seulement dit que "le moment venu la Maison Blanche et l'Elysée diront ce qu'il en est de cela".