Le professeur David Johnston, recteur de l'Université de Waterloo, en Ontario, s'est vu demander de tenir compte de son premier rapport sur la question, remis le 9 janvier, afin de finaliser ses recommandations en vue de la nouvelle enquête.
M. Harper a longtemps affirmé que les travaux de la commission d'enquête ne commenceraient pas avant que le Comité permanent de la Chambre des communes sur l'accès à l'information, la protection des renseignements personnels et l'éthique n'ait terminé ses travaux sur la relation entre l'ancien premier ministre conservateur et l'homme d'affaires allemand.
Le comité a complété ses audiences plus tôt ce mois-ci. Il rédige en ce moment un rapport final dans lequel il devrait se contenter de dire qu'il ne lui a pas été possible de résoudre tous les problèmes soulevés et réitérer la nécessité de la tenue d'une enquête plus approfondie.
Brian Mulroney a reconnu avoir reçu 225 000 $ de Karlheinz Schreiber après avoir quitté son poste de premier ministre, en 1993, afin de faire pression auprès de dirigeants internationaux au sujet d'un projet de construction au Canada, à des fins d'exportation, de véhicules blindés légers de conception allemande.
Karlheinz Schreiber avance que la somme totalisait 300 000 $ et que Brian Mulroney était supposé faire pression auprès du gouvernement canadien - quelque chose qui aurait pu aller à l'encontre des règles fédérales en matière d'éthique.