Ce texte en 14 points, qui servira de base aux discussions qui doivent reprendre sous l'égide de la "Troïka" (Union européenne, Etats-Unis et Russie) lundi à Vienne, est censé "ouvrir la voie à une solution" et appelle les deux parties à développer "la nature particulière de leur relations". Mais il stipule que "Belgrade ne rétablira pas une présence physique au Kosovo".
Ce document représente une synthèse des positions exprimées lors des tractations diplomatiques entre le Kosovo, dont les Albanophones majoritaires souhaitent l'indépendance, et la Serbie, qui considère la province comme partie intégrante de leur pays.
La Serbie a, lors de ces discussions, proposé une autonomie quasi-totale au Kosovo, sans pour autant lui accorder un siège aux Nations unies ou lui donner les moyens d'une politique étrangère et de défense indépendante.
Les Kosovars ont de leur côté proposé un traité d'amitié à Belgrade, entre deux pays à pied d'égalité.
Les médiateurs estiment dans leurs 14 points que le Kosovo devrait pouvoir devenir membre d'organisations financières internationales et gérer seul ses finances publiques. Mais ils ne font aucune mention de politique étrangère.
La Troïka doit présenter les conclusions des pourparlers actuels au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon d'ici le 10 décembre.
Le Kosovo a fait savoir que faute d'accord avant cette date, la province déclarerait son indépendance unilatéralement.
Les précédentes négociations avaient buté cette année sur le refus de la Serbie et de la Russie -allié historique de Belgrade et détenteur du droit de veto au Conseil de sécurité-du plan Ahtisaari sur l'avenir du Kosovo, qui préconisait une indépendance sous supervision internationale.