"Ce n'est pas nouveau pour nous", a expliqué le magistrat sur I-télé. "Depuis plus d'un an déjà, nous savons que le GSPC a fait alliance avec Al-Qaïda et que l'une des cibles est la France".
Sur LCI, Christophe Chaboud, patron de l'Unité de coordination de la lutte antiterroriste (UCLAT), a déclaré pour sa part qu'il fallait "prendre cette menace très au sérieux".
"Le chef du GSPC s'inscrit plus dans la continuité du combat contre l'axe du mal, qui est conduit militairement par les Américains et culturellement par la France (...) Il n'y a véritablement pas un discours d'escalade mais de continuité dans l'engagement", a ajouté Christophe Chaboud.
Le juge Bruguière a rappelé sur I-Télé que le risque d'attentats en France "reste élevé" tout en mettant en avant l'efficacité des services de surveillance du territoire. "Nous n'avons pas eu d'attentats en France depuis 1996. Chaque année nous avons eu des tentatives, elles ont été déjouées", a-t-il souligné.
D'après le magistrat, "la seule solution" face à ces menaces est de demeurer vigilant et de "multiplier les partenariats en terme de coopération internationale avec les pays du Maghreb" notamment.
"Nous savons que toutes les grandes élections nationales dans les démocraties sont des époques de fragilité institutionnelle ou en tout cas qu'elles suscitent des tentations de la part des groupes, à agir", a ajouté Jean-Louis Bruguière qui estime "être en capacité de prévenir les choses".