Ottawa avait alors assuré que l'évaluation des demandeurs de permis d'armes à feu serait resserrée. Le ministre Day annonce que 14 millions $, mis de côté dans le dernier budget, serviront à faire passer des entrevues en personne aux demandeurs de permis d'armes à feu.
Le ministre ne précise pas quand cette mesure prendra effet. Il se contente de dire que ce sera bientôt.
Lorsqu'on lui demande qui fera passer ces entrevues, si ce sera des experts en santé mentale, sa réponse laisse perplexe. Le ministre Day rappelle le cas d'un homme, de la région de Montréal, qui a tué sa femme et ses enfants l'automne dernier avant de se suicider et le ministre souligne que c'était un psychologue.
Cette annonce du ministre vient en réponse aux attaques lancées par l'opposition, mercredi, et par l'Association canadienne des policiers, mardi, à propos du registre des armes à feu.
On reproche à Ottawa de laisser le registre devenir obsolète en ne le maintenant pas à jour et en prolongeant l'amnistie pour ceux qui n'enregistrent pas leurs armes.
La reprise de ce débat est évidemment inspirée par la fusillade en Virginie.
Interpellé à ce sujet à la période des questions de la Chambre des communes par Gilles Duceppe, Stephen Harper a répondu que les mesures que son gouvernement prend dans ce dossier sont des mesures contre la criminalité et non pas des mesures contre les chasseurs de canard et les agriculteurs.