Emery a révélé la semaine dernière qu'il avait conclu une entente de principe relative à une négociation de plaidoyer avec le département américain de la Justice, concernant les accusations de vente de graines de cannabis par Internet.
Le militant, qui est âgé de 50 ans, a indiqué que les procureurs américains ont offert à son avocat d'accepter une peine de 10 ans d'emprisonnement, qui signifierait qu'il devrait passer au moins cinq ans en prison, principalement au Canada.
Mais lundi, en conférence de presse, Marc Emery a laissé entendre qu'il y avait encore du travail à faire pour conclure l'entente et que son avocat demanderait un ajournement.
"Nous allons demander un ajournement et nous allons expliquer ce qui se passe (à la sortie du tribunal)", en conférence de presse, a-t-il dit. Il a ajouté que son avocat demanderait l'ajournement pour permettre la poursuite des négociations. Il n'a cependant pas pu préciser ce qui restait à négocier.
Tout résultat d'une négociation de plaidoyer doit cependant recevoir le feu vert du ministère canadien de la Justice.
Marc Emery a été arrêté à Halifax en 2005, en vertu d'un mandat d'extradition américain. Les autorités américaines l'ont accusé de complot en vue de distribuer des graines de "pot", complot pour distribuer de la marijuana et complot en vue de pratiquer le blanchiment d'argent.
Depuis près de 15 ans, il milite ouvertement en faveur de la culture du cannabis. Il a même créé un magazine et formé le Parti Marijuana de Colombie-Britannique.
Il a déjà passé deux mois en prison, à Saskatoon, après avoir fait circuler un joint de mari dans un rassemblement pro-cannabis.