Habituellement, en prononçant une condamnation, les juges soustraient deux mois pour chaque mois que le prévenu a passé en isolement dans l'attente de son procès. La pratique fait craindre à plusieurs que des criminels n'obtiennent des réductions considérables de leur peine s'ils réussissent à retarder leur procès et à passer plus de temps en détention avant le procès.
A la réunion fédérale-provinciale-territoriale des ministres de la justice qui se tient jusqu'à vendredi, à Winnipeg, le procureur général de l'Ontario, Chris Bentley, a affirmé que lui et ses homologues veulent changer cette pratique.
Le ministre de la Justice du Manitoba, Dave Chomiak, a exprimé son appui, en disant que le système actuel explique en partie l'augmentation du nombre de personnes incarcérées.
Les ministres discuteront de la question avec leur homologue fédéral, Rob Nicholson, qui doit se joindre à la rencontre ce jeudi.
Les thèmes de la lutte aux gangs criminalisés et les peines à imposer aux criminels ayant fait usage d'une arme à feu devraient dominer l'ordre du jour de la rencontre.
Les participants doivent discuter également de la cybercriminalité, des contrevenants dangereux, de la Stratégie relative à la justice applicable aux autochtones, ainsi que du placement sous garde des jeunes contrevenants et de leur réhabilitation.