L'attaque, la plus meurtrière en trois jours d'affrontements entre les deux factions rivales, a également entraîné une riposte de l'armée israélienne. Au moins 20 personnes ont trouvé la mort au cours des violences des derniers jours, qui menacent la survie du gouvernement d'union formé en mars par le Hamas du Premier ministre Ismaïl Haniyeh et le Fatah du président Mahmoud Abbas.
Cet incident pourrait également attirer l'Etat hébreu dans la dernière vague en date de violences internes palestiniennes.
Selon des responsables hospitaliers et de la sécurité palestiniens, cette attaque a fait au moins huit morts. La fusillade a éclaté lors que des militants du Hamas ont attaqué une base utilisée par le Fatah pour garder le point de passage de Karni, par où transite notamment depuis Israël le carburant devant alimenter la Bande de Gaza.
"Nous considérons cela comme une grave provocation et un crime commis de sang-froid", a déclaré Ahmed al-Kaisi, porte-parole de la Garde présidentielle, affiliée au Fatah.
L'armée israélienne a confirmé que ses hommes ont ouvert le feu sur des militants armés qui s'approchaient de la frontière. Ces tirs ont fait un mort, selon les responsables palestiniens, qui ont identifié la victime comme un membre de la Garde présidentielle.
Plusieurs heures après l'attaque de Karni, un autre membre des services de sécurité partisan du Fatah a été par des militants du Hamas à Gaza, selon le Fatah.