M. Dziekanski est mort aux petites du jour, le 14 octobre dernier, après que la Gendarmerie royale du Canada (GRC) eut atteint l'homme de 40 ans de décharges de pistolet à impulsion électrique et l'eut plaqué au sol à l'Aéroport international de Vancouver.
La police s'est servie de l'arme Taser moins de 30 secondes après être intervenue auprès de M. Dziekanski, agité et en sueur, passant sa frustration sur le mobilier de l'aréoport après neuf heures passées sur place.
Des documents internes et une bande vidéo tournée au moyen d'une caméra de sécurité fournissent un éclairage nouveau sur les événements ayant mené à la tragédie.
L'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), faisant état des enquêtes en cours sur la mort de M. Dziekanski, a refusé de répondre à toute question sur les événements du 14 octobre ou de rendre disponibles à des fins d'entrevue les employés qui se trouvaient alors sur place.
Un agent de l'ASFC, Adam Chapin, a été appelé à venir en aide à M. Dziekanski environ 90 minutes avant l'incident, alors que le nouvel arrivant, ne parlant presque pas l'anglais, tentait de passer une longue série de formalités de douane et d'immigration à l'aéroport.
M. Chapin, qui parle un peu le polonais, a aidé un collègue à approuver les documents relatifs au droit d'établissement au pays de M. Dziekanski.
Peu après, M. Chapin, occupé auprès de passagers arrivés du Mexique, a aperçu M. Dziekanski assis. Il s'est approché de lui et lui a offert de l'aide.
"J'ai expliqué au sujet qu'il avait terminé et qu'il pouvait s'en aller. Il a dit: 'D'accord, bien' (en polonais)", a-t-il affirmé.
Tout juste après 2h00, alors qu'il s'apprêtait à partir, M. Chapin a répondu à un coup de téléphone de la mère de M. Dziekanski, à la recherche de son fils. Il a assuré à la femme qu'il tenterait de le trouver.
M. Chapin a commencé à parcourir le hall des arrivées de l'aéroport. N'apercevant pas l'homme, il s'est approché d'un agent de la GRC.
"Je lui ai dit que j'essayais de transmettre un message. L'agent de la GRC m'a fait entrer afin d'obtenir quelques détails.
"C'est à ce moment que j'ai vu le sujet sur le plancher du centre d'accueil, soigné par des ambulanciers."
Quelque 30 secondes plus tard, les ambulanciers constataient la mort de M. Dziekanski, a écrit M. Chapin.