Dans un bref communiqué affiché sur le site Internet de M. Mulroney, son avocat, Guy Pratte, indique qu'il a informé le comité que l'ex-premier ministre conservateur "décline" l'invitation à venir témoigner plus tard cette semaine. Aucune raison n'est donnée, mais l'avocat précise qu'il enverra un message plus détaillé à ce sujet, ce mercredi, au président du comité, le libéral Paul Szabo.
M. Mulroney a déjà livré son témoignage devant les membres du comité, au mois de décembre, au sujet de ses relations avec Karlheinz Schreiber, un marchand d'armes et promoteur controversé, menacé d'extradition vers l'Allemagne sous des accusations de fraude et d'évasion fiscale. Mais les députés souhaitaient l'interroger à nouveau, jeudi, au sujet de contradictions observées entre sa version des événements et celles d'autres témoins.
Au moyen d'une assignation à témoigner, le comité pourrait contraindre M. Mulroney à se présenter devant lui. Cependant, plusieurs de ses membres ont indiqué qu'ils ne le feraient pas si l'ex-premier ministre ne comparaît pas volontairement, d'autant plus qu'il pourrait devoir témoigner dans le cadre de l'enquête publique à venir.
Il faut aussi tenir compte de la citation distincte envoyée par M. Szabo, la semaine dernière, pour obtenir des documents relatifs aux efforts de lobbying international de M. Mulroney en rapport avec un projet de construction au Canada de blindés légers de conception allemande, destinés à l'exportation.
Me Pratte a répondu en envoyant des brochures que le comité de l'éthique a déjà en mains. L'avocat a également soutenu que les autres informations sollicitées par le comité n'étaient "pas pertinentes" à son mandat.